
FONTENAY GARDE SON DESTIN EN MAIN
L’évolution des Larris et de La Redoute, une partie de Jean-Zay qui intègre le périmètre des Quartiers prioritaires, on fait le point avec Louis-Mohamed Seye, adjoint au maire à la Politique de la ville.
Les quartiers prioritaires de la ville (QPV) sont en pleine évolution, or, cela se fait sans l’aide de l’État, pourquoi ?
En 2016, la ville s’est rapprochée de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), qui pilote le Programme National de Rénovation Urbaine (PNRU). Après études, l’ANRU préconisait la mise en œuvre d’un plan guide qui impliquait une densification très importante des Larris et une diminution du nombre de logements sociaux à la Redoute. La municipalité a décidé de garder son destin en main. C’est dans notre ADN : dès l’aménagement de la ZUP, Louis Bayeurte s’était opposé à une urbanisation de ghetto, militant pour un Grand Ensemble à échelle humaine et mixte, mêlant logements sociaux et privés. La protection de notre PLU avant son transfert au Territoire ou la création d’une SPL s’inscrivent dans ce même esprit d’indépendance. Aux Larris, le cadre de vie se transforme en douceur avec une école à haute qualité environnementale et un nouvel espace vert en cœur de quartier. La Redoute est en pleine mutation : théâtre, nouveaux logements du parc privé, médiathèque, centre municipal de santé, espaces verts attendus, tandis que la réhabilitation par les bailleurs sociaux du parc immobilier public a débuté en septembre dernier. Le quartier sera à terme totalement désenclavé. La commune met la main à la poche, mais, outre les taxes d’aménagement générées, nous réussissons à impliquer les bailleurs sociaux dans nos projets d’amélioration du cadre de vie et du bien vivre ensemble. Et nous savons solliciter d’autres circuits de subventions.
Pourquoi avoir intégré une partie de Jean-Zay dans les QPV ?
Un critère unique définit un QPV : la part de la population ayant un revenu inférieur à 11 250 euros par an. Nous avons identifié un décrochage à Jean-Zay et interpelé le préfet, qui a convenu d’élargir le périmètre QPV. Ce quartier pourra ainsi bénéficier du contrat de ville Engagement de quartier 2030 conclu à l’échelle intercommunale, dont l’objet est de concentrer les moyens vers les QPV pour renforcer la cohésion sociale, avec des mesures de soutien aux associations et aux équipements sociaux, culturels et sportifs, à améliorer le cadre de vie, mais aussi à agir sur la question de l’insertion professionnelle en facilitant la mobilisation des dispositifs du service public de l’emploi.
