TRIBUNES POLITIQUES

Les propos tenus dans les tribunes politiques sont sous la responsabilité des groupes politiques qui en assurent seuls la relecture.

Groupes de la majorité municipale

Un bouclier tarifaire pour lutter contre la hausse des prix!

Le coût de l’énergie pèse lourdement sur les ménages et les collectivités territoriales. À cela s’ajoute une inflation sur de nombreux produits, des matières premières aux aliments, utiles à notre quotidien. L’encadrement des prix des produits de première nécessité s’avère urgent.

Nous exigeons également qu’un bouclier tarifaire soit appliqué aux charges des bailleurs qui n’ont fait qu’augmenter pour les locataires, il est urgent d’appliquer cette mesure pour protéger les familles. L’électricité et le gaz sont des biens essentiels, qui doivent être commun, donc sortir des marchés. Un tarif régulé de l’énergie est indispensable pour les finances locales de nos villes, sans cela, notre mission de service public est menacée, nous ne pouvons accepter l’augmentation des prix de l’énergie. Le Gouvernement se félicite que « les prix augmenteront que de 15%». Imaginez 15% dans le budget d’une famille modeste, qui depuis des mois est dans l’obligation de choisir et donc de renoncer à des produits, des loisirs? C’est inacceptable. La crise que nous vivons n’est pas prête de se terminer, les solutions doivent être pérennes et financées par la taxation des profiteurs de guerre, des super profits et les super pollueurs. La responsabilité est celle de nos dirigeants et non celle de nos concitoyens.

 

Les élus du groupe Fontenay en Commun
elu.e.s.fontenayencommun@gmail.com

Octobre 2022

Ô rage, eau désespoir

L’accès à l’eau potable, que l’on n’avait jusqu’à présent jamais envisagé en Europe comme une ressource limitée, va – à l’instar de l’énergie – devenir un enjeu crucial dans le contexte du dérèglement climatique. Après plusieurs années consécutives de sècheresse, les premiers signes de déséquilibre façonnent déjà notre quotidien de premières restrictions. Derrière les lacs qui disparaissent, s’amorce une cascade de conséquences non moins délétères (dont notamment, le spectre d’une crise alimentaire). À Fontenay-sous-Bois, l’eau et l’arbre sont constitutifs de notre identité: sous la ramure d’un chêne coule une fontaine, telle est historiquement notre devise. Mais où sont nos sources souterraines et nos fontaines naturelles aujourd’hui? L’urbanisation en a détourné les cours, leur barrant la route, les détournant. L’artificialisation et l’imperméabilisation des sols en ont asséché certaines. Les pénuries annoncées et la nécessité d’aider nos espaces verts à traverser les périodes de sécheresse telles que celle que nous venons de connaître, nous invitent, si on ne peut les éviter, à adapter nos infrastructures et nos usages.

Nous devons accélérer la gestion de nos eaux de pluie pour une récupération optimale. Par ailleurs, dans la mesure où l’eau ruisselle de la surface vers les profondeurs phréatiques le long des racines pivots des grands arbres, il est important de protéger ces derniers. Continuons notre politique de préservation, tout en plantant davantage des variétés d’essences plus résilientes au changement climatique, démarche d’ores et déjà engagée par la Ville. Aujourd’hui dans nos projets d’aménagement de notre territoire, nous avons la volonté de remettre l’eau au centre avec l’idée, lorsque cela est possible, de la ramener à la surface en certains endroits de notre ville, notamment pour apporter de la fraîcheur et lutter contre les îlots de chaleur.

Anne Vienney et Vega Janiaux

Octobre 2022

Législatives 2022: et après ?

C’est un lendemain d’élection inédit. Donnée pour morte il y a six mois, la gauche est de retour avec la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (NUPES). Même si elle a espéré plus de députés dans l’hémicycle, son résultat est largement encourageant dans une Assemblée au visage bouleversé par une gauche qui avance, une droite démembrée, Ensemble avec la macronie déclinante et l’extrême droite en force. Grace à la NUPES désormais première force d’opposition, le président Macron n’aura plus de majorité absolue pour cinq années encore de maltraitance sociale et d’irresponsabilité écologique. Il va devoir renoncer à la plupart de ses réformes de régression sur la retraite, le handicap, la culture, la santé, l’économie, les acquis sociaux … L’alliance entre La France insoumise (LFI), Europe Écologie-Les Verts (EELV), le Parti socialiste (PS), le Parti communiste (PCF) et Génération.s aura permis la mobilisation en un temps record, depuis un programme commun. Même si la majorité n’est pas atteinte pour la NUPES à Fontenay-Saint Mandé-Vincennes, néanmoins dans notre ville, écologistes s’en sort, plus que jamais renforcée par les Fontenaysiens qui y contribuent: qu’ils en soient remerciés!

Une nouvelle ère commence en France. Puisse la NUPES perdurer comme groupe au Palais Bourbon et ne rien lâcher. La lutte continue pour des victoires encore plus grandes. Du local au global, nous avons un monde à gagner!

Clémence Avognon Zonon, 5e adjointe déléguée au Patrimoine Bâti
clemence.avognon@fontenay-sous-bois.fr

Nicolas Leblanc, Conseiller municipal délégué au Projet de territoires de Santé
nicolas.leblanc@fontenay-sous-bois.fr

Juillet 2022

Santé commune

Après un peu plus de deux ans de mandat, une pandémie et une guerre en Europe bouleversant nos quotidiens nous sommes heureux de pouvoir annoncer que la mutuelle communale est en train de devenir une réalité. Nous nous étions engagés à mettre en place une mutuelle communale en mars 2020. Sous l’impulsion de vos quatre élus délégués à la santé, constituant ainsi un «pôle santé». Le 29 septembre prochain, sera proposée une délibération afin de concrétiser un peu plus ce projet. Un organisme a été retenu pour permettre au plus grand nombre d’être couvert. Quatre axes ont été priorisés, dont la solidarité -thème plus que jamais d’actualité avec la hausse du coût de la vie-. Nous souhaitons permettre aux fontenaysiens de se projeter et que leur soit offerte une stabilité dans le temps s’agissant notamment du montant de la cotisation. La démocratie participative qui permettra à nos concitoyens d’être acteur et de donner leurs avis. La prévention. Axe déjà présent sur notre commune mais qui demande à être développé. L’accès aux droits devra être un point privilégié pour tous les fontenaysiens. Enfin, le numérique. Le partenaire s’attachera à intégrer les outils numériques pour dynamiser la relation aux adhérents sans pour autant laisser de côté celles et ceux qui n’utilisent pas ces outils.

En somme, nous sommes sur le point de proposer aux fontenaysiens d’être couvert correctement 20% moins cher que les autres adhérents du futur partenaire. D’avoir la garantie d’être orienté en cas de droits plus avantageux. D’avoir l’assurance d’être couvert et accompagné par un partenaire fiable dans le temps.

«Existe-t-il pour l'Homme un bien plus précieux que la Santé?» Socrate.


Lachelache Nassim, 6e adjoint délégué à la Santé et à l’Accès aux soins

Larabi Nacera, Conseillère municipale déléguée à la Médecine douce

Octobre 2022

LFI-NUPES dépose une proposition de loi pour répondre à l’urgence du manque de professeurs

La crise du recrutement se fait sentir sur la rentrée scolaire. Avec 4000 postes non pourvus aux concours, il manque des enseignants dans les classes en ce mois de septembre.

Dès le 3 août, les députés LFI-NUPES alertaient pourtant et déposaient une proposition de loi visant à répondre à l’urgence, autant qu’à apporter des solutions de long terme, à cette crise qui frappe l’Éducation nationale affaiblie par cinq années de blanquérisme.

Près d’un mois plus tard, rien n’a été fait. Le ministre Pap Ndiaye annonce le recours à des personnels contractuels, précaires et non formés, recrutés à l’occasion de «job dating». Le «remède» aggrave ainsi le mal, niant les spécificités du métier d’enseignant et portant atteinte à la qualité de l’éducation publique.

Outre la crise du recrutement, il est nécessaire - comme le préconise le programme de la NUPES - de réduire les effectifs des classes. Comment peut-on donc correctement enseigner à plus de 30 élèves par classe?

Face aux suppressions de classes, rendant les classes existantes surchargées, la municipalité a soutenu les mobilisations en faveur de création de classes pour diminuer le nombre d’élèves par classe.

Bravo aux parents d’élèves et enseignants qui ont obtenu l’ouverture d’une nouvelle classe dans les écoles R.Rolland, E.Vaillant et P. Demont.

Ces moyens supplémentaires seront garants d’une année plus sereine pour les enfants!

Les élus du groupe La France Insoumise

Nous contacter: contact@fontenayinsoumise.fr

Nous suivre: www.fontenayinsoumise.fr

 

Octobre 2022

Chômage: peu d’assurances

Nous avons déjà mentionné toutes les réserves que nous inspire le projet de loi concernant l’assurance chômage. Désormais le gouvernement «marche» sur l’ensemble des partenaires sociaux: CFDT CGT FO CGE CGC CFTC etc… Ils trouvent le projet de loi « injuste » et « inefficace». Même le MEDEF s’y oppose. Les négociations sont fermées. Le pouvoir veut moduler les conditions d’accès à l’assurance chômage et la durée d’indemnisation selon des critères purement comptables. Les personnes privées d’emploi verront leurs droits diminuer et le temps de travail pour y accéder augmenter. Le mécanisme des droits rechargeables va disparaître et laisser place à des ajustements complexes liés à l’état du marché du travail. L’objectif du gouvernement est le plein-emploi et peu importe la casse humaine et sociale que cela pourrait entraîner. Qu’il s’attende à une réaction très forte des organisations syndicales et du monde du travail.

A contrario, de ce que fait l’Etat, la municipalité s’attelle à trouver des solutions pour les personnes privées d’emploi depuis une longue durée.

En effet, elle est devenue adhérente de l’association Territoire zéro chômeur de longue durée et travaille à ses côtés pour favoriser l’insertion des personnes privées d’emploi. Fontenay-sous-Bois est devenue «projet émergent» auprès de l’association TZCLD et continue à mettre en place ce projet innovant en suivant un cahier des charges très précis. Le premier comité local pour l’emploi (CLE) se réunira début octobre 2022.

Louis Mohamed SEYE, Adjoint au Maire délégué à la Politique de la ville
louismohamed.seye@fontenay-sous-bois.fr

Anne-Marie MAFFRE, Conseillère municipale déléguée à la Citoyenneté et à l’inclusion des personnes en situation de handicap
anne-marie.maffre@fontenay-sous-bois.fr

Octobre 2022

Groupes de l'opposition

Mobilité: il est urgent d’agir!

Alors que la période automnale approche jamais les températures n’auront été aussi élevées pour un mois de septembre aggravant la sécheresse qui touche l’ensemble du territoire métropolitain depuis plusieurs mois. A l’évidence, cette situation exige que nous adaptions nos comportements et habitudes pour espérer limiter les conséquences du dérèglement climatique.

A commencer par nos pratiques de déplacements alors que les transports représentent 30% des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES).

L’attention est très souvent focalisée sur les déplacements domicile-travail alors que les déplacements scolaires sont tout aussi importants, : de la maternelle au lycée, ce sont environ 8 000 élèves qui se déplacent dans et vers notre commune au moins deux fois par jour, quatre à six fois par semaine, trente-six semaines par an…

Et ces déplacements sont, en France, dominé par la voiture : 31 % de l’ensemble des élèves sont déposés en voiture (37 % pour les seuls élèves de primaire) tandis que la marche ne concerne qu’un gros quart d’entre eux (28 %).

Le vélo et la trottinette restent marginaux (3 %). La domination de la voiture n’a cessé de s’accentuer alors que les distances sont minimes pour l’école primaire, le plus souvent inférieures à 1 km. A la fin des années 1980, presque 60 % des enfants se rendaient à leur établissement scolaire à pied ou à vélo!

Au défi climatique vient donc s’ajouter un défi de santé publique avec des jeunes de moins en moins autonomes et de plus en plus sédentaires, menacés d’obésité.

Comment agir donc?

Fermer les abords de l’école au trafic motorisé aux horaires d’entrée et de sortie des élèves, à défaut de pouvoir les piétonniser définitivement, constitue une première réponse pour favoriser l’usage d’autres modes que la voiture mais surtout sécuriser le trajet des enfants: nombreuses sont les communes françaises, de toute taille et de tout bord politique, à s’être engagées dans la création de «rues aux écoles» permettant de libérer des voitures les abords d’école. La majorité municipale s’est engagée timidement dans cette voie avec des expérimentations en cours aux abords des écoles Ferry et Wallon et des expérimentations envisagées près de l’école Michelet et du collège Victor Duruy. Et, comme à son habitude, l’absence d’information préalable de la majorité a suscité de vives réactions l’obligeant à engager une pseudoconcertation tout aussi peu convaincante!

Mais d’autres actions doivent être engagées et il revient bien à la commune de les initier dans le cadre d’une politique locale de mobilité que nous attendons désespérément encore à Fontenay. Pourquoi donc ne pas organiser, en y associant communauté scolaire, associations, parents et grands-parents, des pédibus ou des vélobus ? Ces systèmes de ramassage scolaire (pédestre ou cycliste mais aussi en roller ou en trottinette) selon des itinéraires clairement définis et des horaires précis constituent à n’en pas douter une réponse simple à mettre en œuvre mais aussi efficace tant pour la santé de nos enfants que pour la planète en émettant plus de transpiration que de C02. Ils doivent être accompagnés par la sécurisation des trajets au travers d’aménagements valorisant les cheminements piétons et cyclables et revisitant les vitesses de circulation.

Enfin, pourquoi ne pas développer des parcours d’initiation cycliste au sein de nos parcs et quartiers pour apprendre ou réapprendre à pédaler et développer des programmes de formation tant dans les cours des établissements que dans l’espace public ? Quand la majorité municipale si prompte à s’ériger comme seule représentante d’une écologie citoyenne et solidaire va-telle donc se décider à agir?


Clémentine-Audrey Amsellem Simonnet, Lionel Bertrand, Mohamed Targui, Brigitte Chambre-Martin, Christophe Mathieu

GROUPE AVEC VOUS POUR FONTENAY
111, rue Dalayrac
94120 Fontenay-sous-Bois
06 17 76 12 56

Pour contacter les membres du groupe par mail, il vous suffit d’écrire en utilisant le principe: prénom.nom@fontenay-sous-bois.fr

Octobre 2022

Pour la rentrée, une volonté de responsabilité et de transparence

Nous vivons une situation exceptionnelle concernant le gaz et l’électricité.

Suite à la pandémie, dès 2021, la reprise a entrainé l’emballement des prix, amplifié en 2022 par l’arrêt des livraisons de gaz russe et la fermeture de réacteurs nucléaires pour maintenance.

Face à cela, le Gouvernement a réagi en assurant l’approvisionnement pour l’hiver en remplissant les stocks de gaz et en se fournissant dans d’autres pays et aussi, en accélérant les projets de renouvelable, en luttant contre la spéculation, en mobilisant l’Europe sur la mise en place de plafonds de prix.

Des mesures fortes ont été prises pour atténuer les hausses de prix. Sans le bouclier tarifaire qui s’applique à tous, l’électricité doublerait ou triplerait comme en Allemagne ou en Belgique. Chez nous, en 2023, le gaz et l’électricité vont augmenter de 15%. C’est beaucoup, certes, mais sans ce bouclier, l’augmentation serait de 120%, soit plus du double des tarifs actuels.

Cette aide est renforcée pour les 12 millions de foyers les plus fragiles, avec le chèque Energie qui concernera également les locataires des logements sociaux et des copropriétés.

Au-delà, nous sommes incités à la «sobriété» pour ne pas risquer de pénurie, pour ne pas dépenser inutilement et, bien sûr, parce que cela contribue à la transition écologique.

Cette sobriété, notre groupe l’avait déjà évoquée en conseil municipal il y a presqu’un an lors d’une intervention sur la Régie du chauffage urbain: face à des prix qui s’emballaient déjà, nous avons défendu la rénovation des bâtiments publics de Fontenay, pour lutter contre le gaspillage d’énergie.

Nous avons suggéré des actions de communication et de pédagogie pour nous aider à trouver des comportements plus économes.

Sur ce point, pourtant simple, rien n’a été fait. Aucun article dans ce journal sur ce sujet, aucune communication, aucun discours sur des actions concrètes, à la portée de tous.

En cette rentrée, pas non plus un mot pour expliquer comment notre ville réfléchit et agit pour être plus sobre, quel est son plan pour prendre part à cet effort qui nous est demandé à tous, quels sont les impacts sur ses budgets. A la «volonté d’optimisme» qu’affiche le Maire dans son édito de septembre, nous aurions préféré une volonté de responsabilité et transparence…


Chantal Cazals, suppléante du député de la 6ème circonscription du Val-de-Marne
chantal.cazals@fontenay-sous-bois.fr

Patrice Bédouret,
patrice.bedouret@fontenay-sous-bois.fr

Octobre 2022