
C’EST L’HEURE DE RÉVOLTE
Les 23 et 24 janvier, l’espace aérien du théâtre sera investi par la compagnie Les filles du renard pâle prête à braver le vide pour les bravos !
« Il vaut mieux marcher droit au précipice, qu’y tomber à reculons. » Victor Hugo. Les cinq femmes de la compagnie Les filles du renard pâle, justement, ne sont pas vraiment du genre à faire machine arrière pour rassurer le goupil… « Il faut risquer. Risquer l’inconnu, la rencontre, l’échange », dit l’artiste pirate, Johanne Humblet, formée à l’Académie Fratellini, qui aime à court-circuiter le réel pour faire jaillir la poésie en étincelles, comme lors de sa traversée punk du pont du Fil d’Ariane à Tours. L’échec est possible, mais même s’il était certain, il faudrait quand même tenter le coup, cash, le crash, car c’est là qu’est la vie ! Les pieds dans l’vide, le cœur Icare, cheveux au vent, à l’air, à l’envers plus souvent, en bataille tout le temps, en lutte, pour faire l’éloge de l’insécurité, du vertical vertige, de l’élan ascensionnel, de la détente en haute altitude, du bond de la terre à l’éther ! Et tant pis si l’essor essore ! L’important c’est ce qu’on fait pendant la chute, finalement… « 12 millimètres de diamètre, ça peut vous faire tout un sol. » Mentalité funambule. Vendredi 23 et samedi 24 janvier, les femmes-araignées de Révolte ou tentatives de l’échec investiront l’air, chaque cm2 de la hauteur sous plafond du théâtre : 12,70 m sous le grill, le plafond technique. Un show d’une heure, lors duquel il vaudra mieux retenir son souffle… avant de se le faire couper net !
TOURBILLON DE LA VIE
Révolte ou tentatives de l’échec est le 3e volet du triptyque Résiste/Respire/Révolte, série de spectacles à cascades circassiennes par des femmes libres, composés, mis en scène et interprétés par Johanne Humblet. Elle dit : « La révolte sonne comme un combat. Un combat pour une idéologie, un combat personnel, collectif, un combat pour porter sa voix. S’il y a tentative, c’est qu’il persiste un espoir de faire changer les choses. Par la répétition, par la persévérance, il faut continuer son combat malgré la succession d’échecs. Ne pas abandonner, aller jusqu’au bout pour défendre ses idées. » Appel à la résilience, au jeu collectif, pour l’équilibre, qui est une question de justesse, pour ne pas dire de justice. Sur scène, les pieds sur le plateau ou pas : une funambule, une danseuse aérienne, une acrobate, deux musiciennes pour une bande originale live, vivante ! Et puis des fils et des filets, de sécurité ou rets mouvants, pièges qui deviennent clef des champs, des machines infernales qu’il faudra apprivoiser, dont la roue giratoire qui fait comme un tourbillon de la vie, une assignation à un mouvement tourné sur lui-même, autocentré, strictement narcissique, stérile. « La révolte naît d’un besoin d’agir. Nous sommes de plus en plus accablées par ce qui nous entoure! Face à tout cela, comment ne pas se sentir seule? Et surtout, comment trouver des alliées? Comment s’unir pour être plus fortes, ensemble? Le chemin de la révolte est là. Pouvoir avoir confiance en l’autre, l’accompagner, la soutenir. Mais cela ne se passe pas sans confrontation, sans discorde, pour arriver doucement à trouver un équilibre. La révolte comme une urgence de vivre, de se sentir vivre! »
[+] D’INFOS : Révolte ou tentatives de l’échec, les 23 et 24/01, 20h, théâtre Jean-François-Voguet. Dès 8 ans. Billetterie : culture.fontenay.fr ou 01 71 33 53 35.
