TRIBUNES POLITIQUES

Les propos tenus dans les tribunes politiques sont sous la responsabilité des groupes politiques qui en assurent seuls la relecture.

Groupes de la majorité municipale

Les enseignants doivent être remplacés!

Dans plusieurs écoles de la ville (Pierre-Demont, Jules-Ferry, Élisa-Lesourd…), les parents d’élèves sont mobilisé.es pour obtenir le remplacement des professeur.es absent.es. Nous soutenons évidemment ces revendications, indispensables pour éviter de creuser davantage les inégalités scolaires et assurer la continuité pédagogique pour nos enfants, déjà mise à mal depuis un an.

De plus, dans cette situation sanitaire, répartir les élèves dans les autres classes de l’école est loin d’être une solution idéale. Même si nous saluons l’engagement des enseignant.es, qui font de leur mieux possible, ils se retrouvent souvent avec plus de 25, voire 30 élèves par classe! Dans ces conditions, comment assurer un suivi individualisé et de bonnes conditions d’apprentissage, mais aussi comment garantir le respect des gestes barrières?

Le respect du protocole sanitaire est pourtant d’autant plus indispensable que le Gouvernement se révèle toujours incapable de déployer massivement la campagne de tests salivaires, dans les établissements scolaires, annoncée depuis de longues semaines.

Tout ceci est le résultat d’un manque de moyens et de considération de la part du ministère de l’Éducation nationale qui, depuis des années, participe à la casse du service public en fermant des classes, en supprimant des postes, en dévalorisant les salaires, couplée à une gestion calamiteuse de la crise sanitaire. Nous continuerons de nous mobiliser auprès des parents et des enseignant.es, pour faire entendre leurs revendications et pour permettre à nos enfants de s’émanciper et d’apprendre dans les meilleures conditions. »

Sylviane Gauthier et Vincent Battal

Mars 2021

La Culture, pas essentielle?

Depuis près d’un an maintenant, le secteur de la culture vit un véritable choc et un profond sentiment d’iniquité. Musées, cinémas, théâtres sont fermés au public. Le secteur est ainsi tombé dans un désarroi profond, tant sur le plan économique que symbolique. Le gouvernement a opéré une distinction entre des activités qu’il décrète comme essentielles ou non sur la base d’une logique qui se révèle problématique et illisible. Les Médiathèques et les Conservatoires qui sont restés ouverts depuis le mois de décembre prouvent par leur fonctionnement qu’une continuité serait possible. En quoi les autres lieux culturels seraient-ils plus dangereux que les centres commerciaux, les transports ou les lieux de culte? Les activités du secteur culturel sont désignées comme non prioritaires, voire futiles.

On assiste à une véritable inversion de l’exception culturelle. Dévaloriser la culture au nom de la santé publique et de l’économie est absurde alors même qu’elle est imbriquée dans ces deux domaines. Nous exprimons notre soutien total et notre solidarité à tous les professionnels de la culture profondément meurtris par la crise actuelle. Nous appelons le Gouvernement à permettre la réouverture des lieux culturels dans le respect d’un protocole sanitaire raisonné, mais surtout de porter une véritable considération à la culture, à la création artistique, et à celles et ceux qui la font vivre. Car la culture et la création artistique sont absolument essentielles à l’esprit et au cœur de chacune et chacun d’entre nous.

Elles participent à notre cohésion sociale et républicaine. Elles contribuent à nous élever au rang de personnes libres, ouvertes et éclairées. Dans ces circonstances, nous encourageons à soutenir la création et à défendre des propositions alternatives pour garder le lien avec les habitants.

May Bouhada, Adjointe au maire à la culture à la Culture

Marc Brunet, Conseiller municipal au Vélo et aux mobilités

Contact: eelv94120@gmail.com
Blog: fontenaysousbois.eelv.fr

Mars 2021

OSER REBATIR

Le monde traverse une pandémie avec la conscience accrue de vivre une époque charnière qui questionne sur notre manière de vivre, de nous déplacer, de consommer, de travailler et d’organiser l’économie pour une transition globale, durable. Le précieux enseignement à tirer de la crise du Covid-19 n’est-il pas la nécessité de relever ensemble les défis planétaires ? Ne rêvons-nous pas d’un monde plus résilient, plus sain et plus respectueux de la différence, du global au local un monde plus humain à rebâtir?

Avec son plan national de relance capitalistique inabouti, que signifie aujourd’hui rebâtir pour le Président de la République? Oser rebâtir n’est-il pas revoir notre mode de vie, pour reconstruire demain, en changeant radicalement notre regard sur la société? Oser rebâtir n’est-il pas réduire les inégalités pour une redistribution équitable des biens? Oser rebâtir n’est-il pas pour l’État de retrouver ensemble, avec les villes comme Fontenay, des chemins soutenables pour une meilleure stratégie vaccinale et un accès renforcé aux services publics de proximité? Oser rebâtir n’est-il pas donner aux jeunes et aux seniors les moyens de vivre dans la dignité? Oser rebâtir n’est-il pas oser un plan national de rénovation écologique plus inclusif? Oser rebâtir n’est-il pas libérer les services publiques du marché de la rentabilité ? Si nous nous en tenions à ces questions, de grâce, Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement, Monsieur Castex en tête, tâchez déjà de nous répondre!


Clémence Avognon Zonon,
clemence.avognon@fontenay-sous-bois.fr

Mars 2021

Tristesse Fontenaysienne

Le groupe Fontenay Citoyen est attristé par la disparition de Monsieur Jean-François Voguet, notre maire honoraire. C’est à ses côtés que nous avons réalisé notre premier mandat de 2014 à 2016.

Nous garderons en mémoire son ouverture vers la société civile, qui a permis depuis sa première élection en 2001 de faire la place à des citoyens de notre commune, non affiliés à un parti politique. C’est grâce à cette ouverture et sa volonté de rassembler que notre ville a jusqu’ici pu être préservée et a continué d’être solidaire, écologique et citoyenne.

Nous avons une pensée émue pour sa femme, ses filles et sa famille à qui nous souhaitons assurer tout notre soutien dans cette épreuve difficile.

Nous espérons avoir la chance de pouvoir nommer dans ce mandat l’un des équipements culturels à venir. Une culture qui représentait tant cet homme. Il nous appartient aujourd’hui d’honorer sa mémoire et son engagement.

« La culture est la possibilité même de créer, de renouveler et de partager des valeurs, le souffle qui accroit la vitalité de l’humanité (…) ».

Repose en paix François.


Lachelache Nassim,
6e adjoint délégué à la Santé et à l’Accès aux soins

Larabi Nacera,
Conseillère municipale déléguée à la Médecine douce

Février 2021

Une autre gestion de crise était possible

Alors qu’un centre de vaccination se fait toujours attendre à Fontenay, les effets de la gestion de la crise sanitaire sont désastreux, a fortiori pour les plus faibles.

Les grands groupes prennent prétexte du COVID19 pour exécuter les plans sociaux qui dormaient dans les cartons. Ainsi Sanofi prévoit de supprimer 400 emplois dans le Val-de-Marne. Les petits commerces, à bout, risquent de mettre la clé sous la porte.

La faim gagne les étudiants privés des «petits boulots ». Devant l’université de Créteil, les associations multiplient les distributions d’aide alimentaire.

Au-delà de cette précarité qui grandit, c’est la vie même qui nous file entre les doigts et la déprime sociale qui lentement s’instille.

Pourtant une autre gestion était possible!

Le temps du travail aurait pu être organisé par rotation avec des horaires décalés pour réduire la densité dans les transports. Les licenciements pendant la crise auraient pu être interdits. Une taxe exceptionnelle de solidarité sur les grandes entreprises profiteuses de crise aurait pu être créée pour venir en aide à nos petit.es commerçant.es. Le droit au RSA aurait pu être étendu aux 18-25 ans. Les fonds de soutien aux artistes, auteurs et aux associations sportives auraient pu être réalimentés. Les théâtres et cinémas auraient pu rouvrir avec un protocole sanitaire strict, comme en Espagne.

Ces nouvelles vagues étaient prévisibles.

On pouvait le savoir, ils auraient dû prévoir, ils ne font que décevoir.


Vianney ORJEBIN, Adjoint au maire à l'Education

Mars 2021

Les étudiants précarisés

Nous devons préserver notre jeunesse absolument; il est inacceptable que des jeunes étudiants ne puissent pas se nourrir correctement en France. Ce n’est pas le moment d’évoquer les mécanismes de la domination sociale, dans notre pays, car nous aurons bien des occasions d’y revenir. Mais nous savons bien que les étudiants privés d’emplois à cause de la crise sanitaire sont issus des classes populaires. Ils font preuve de courage et de dignité, en menant tout à la fois leurs études et un travail rémunéré.

Le système universitaire compte de nombreux étudiants qui vivent ainsi dans une précarité révoltante, au su et au vu de tous. L’une des conséquences de l’épidémie, c’est la mise en lumière de cet état de fait aux yeux de l’opinion publique. Un état responsable devrait prendre soin de sa jeunesse, en ayant au cœur de ses missions des politiques publiques compensatrices des inégalités sociales. Cela serait mieux que de s’adapter, devant l’indignation populaire, en offrant des repas à emporter à 1€, dans les cantines universitaires.

Il faut permettre aux étudiants de poursuivre des études, sans travailler ou s’endetter, pour subvenir à leurs besoins. Dans cet ordre d’idées, le prêt de 10 000 € pour chaque jeune de 18 à 25 ans préconisé par LREM scandalise, à juste titre, l’ensemble de la gauche. L’État devrait soutenir plutôt la proposition de loi des sénateurs PS en faveur d’un RSA pour les 18-25 ans. Nous sommes médusés devant cette méconnaissance des réalités sociales. Pour ce gouvernement comme l’écrivait Cioran: « La lucidité est un inimaginable tour de force. »


Louis Mohamed SEYE,
Adjoint au Maire délégué à la Politique de la ville
louismohamed.seye@fontenay-sous-bois.fr

Anne-Marie MAFFRE,
Conseillère municipale déléguée à la Citoyenneté et à l’inclusion des personnes en situation de handicap
anne-marie.maffre@fontenay-sous-bois.fr

Mars 2021

Groupes de l'opposition

Décryptage

Le Maire l’a dit: la crise sanitaire doit inviter chacun à agir différemment…

De notre côté, nous n’avons pas attendu cette crise pour le faire avec pragmatisme et honnêteté.

Agir différemment c’est placer les habitants au cœur de nos décisions et non les partis politiques.

Nous aurions apprécié que la majorité sorte de ses traditionnelles postures pour travailler dans le même sens. Malheureusement, force est de constater que la méthode ne change pas.

Lors du Conseil municipal, notre position consiste à expliquer les enjeux d’une délibération, préciser ce que nous aurions amélioré et enfin voter favorablement (quand c’est dans l’intérêt général), nous abstenir ou voter contre (quand cela n’est pas assez clair ou favorable aux habitants). Notre priorité reste locale : un trottoir n’est ni de gauche, ni de droite, ni du centre, il est propre ou il est sale.

Nous sommes des « proposants » et si chaque élu de notre groupe a des opinions politiques différentes, lors de nos votes au conseil, c’est notre engagement commun pour cette ville qui prime.

De son côté, la majorité communiste joue une cynique partition qui relève souvent de la malhonnêteté intellectuelle.

Nous regrettons la malpropreté des rues, le dysfonctionnement de l’éclairage public ou demandons des précisions sur un projet: la majorité nous rétorque à chaque fois que c’est la faute de Nicolas Sarkozy, celle de Valérie Pécresse ou d’Emmanuel Macron…

Quand tout va bien c’est grâce à eux, quand ça va mal ce n’est pas de leur faute… et si ce n’est pas de la leur c’est forcément de la nôtre. On croit rêver !

La récente charte de la démocratie locale a confirmé le manque de considération portée à la fois pour les élus d’opposition et pour les citoyens engagés fontenaysiens. Silence dans les rangs ! Les conseils de quartier sont là pour valoriser la majorité pas pour écouter… Dès lors pourquoi participer à ces pseudo-consultations ? On connaît déjà les réponses avant même de poser les questions.

De notre côté, notre engagement restera donc celui du terrain et de l’écoute, de la pédagogie et du respect de chacun. Laissons la majorité débattre sur la vie du monde, avec qui elle veut, de toute façon cela fait des années qu’elle est contre tout… y compris l’intérêt général.


Gildas Lecoq, Clémentine-Audrey Amsellem Simonnet, Lionel Bertrand, Faïza Indja, David Guyot, Brigitte Chambre-Martin, Christophe Mathieu

GROUPE AVEC VOUS POUR FONTENAY
111, rue Dalayrac
94120 Fontenay-sous-Bois
06 17 76 12 56


Pour contacter les membres du groupe par mail, il vous suffit d’écrire en utilisant le principe: prénom.nom@fontenay-sous-bois.fr

Mars 2021

LES FONTENAYSIENS ONT BESOIN RAPIDEMENT D’UNE COMMISSION D’URBANISME!

En Conseil Municipal, depuis le début de cette mandature, la plupart des points abordés traitent d’immobilier: achat de parcelle aux Larris, sur le Plateau, d’immeuble au Val ou autour de la médiathèque, programmes de logements Villa Marguerite, aux Alouettes, projet Gaveau… La liste est longue.

Tous ces projets sont complexes. L’accès à l’information pour les comprendre n’est pas fluide. Elle est souvent parcellaire, difficile à interpréter, faute d’une vue d’ensemble. Les projets et les contre-projets se succèdent.

En Conseil Municipal, on parle d’immobilier mais jamais d’aménagement.

D’où une inquiétude et un agacement qui seraient dissipés si la municipalité prenait le temps d’écouter les questions, toutes légitimes.

Des questions du quotidien: si la population dans mon quartier augmente, que prévoit-on pour la circulation des piétons, des cyclistes, des automobilistes, des professionnels ? Comment va-t-on assurer la tranquillité et la sécurité? Comment va-t-on adapter la capacité des écoles, des crèches, l’accès aux soins ? Comment va-t-on encourager les commerçants à s’installer?

Des questions plus techniques qui traduisent des inquiétudes sur l’anticipation des risques géotechniques ou liés à la sécheresse…

Des questions plus larges sur la vision réelle de l’équipe municipale: Y a-til un programme « caché » de densification qui menacerait les zones pavillonnaires? Comment ces projets contribuent-ils à réduire notre empreinte carbone et la pollution atmosphérique? Comment répondent-ils aux épisodes de plus en plus fréquents de canicule? Quelle est la place des personnes âgées dans cette ville qui se transforme? La place des enfants ? Des jeunes ?

Et puis, nous avons aussi besoin de savoir si l’équipe municipale prend en compte les changements profonds provoqués par la crise actuelle. En 2020, le marché de l’immobilier de bureau s’est effondré et le télétravail s’est installé à long terme. Quelles seront les conséquences de la crise sur l’aménagement du Val et des Alouettes? Quel sera l’impact sur les rentrées financières attendues ?

Pour apporter des réponses à toutes ces questions, nous avons besoin dès maintenant d’une commission d’urbanisme ouverte à la population, aux associations de quartiers qui se réunit plusieurs fois par an pour informer, écouter les inquiétudes et les propositions des fontenaysiens.

Mars 2021