UNIVERSITÉ POPULAIRE

L’Université populaire de Fontenay-sous-Bois est portée conjointement par la ville de Fontenay-sous-Bois et un Conseil d’Orientation constitué d’habitants. Elle s’inscrit dans une dynamique d’éducation populaire qui associe émancipation personnelle et émancipation collective, en s’emparant de cadres collectifs et démocratiques de diffusion et construction des savoirs.

L’OBJECTIF EST DE :

  • Démocratiser la culture et dispenser gratuitement un savoir et des connaissances à un plus grand nombre ;
  • Contribuer à l’amélioration de la diffusion populaire de l’esprit critique mais aussi de favoriser le développement des échanges sociaux, en incitant les citoyens à échanger des points de vue et des arguments.

Le contenu et les orientations de l’Université Populaire sont confiés au Conseil d’Orientation dont l’animation est conduite par la ville à travers ses élus et ses techniciens. Son rôle est d’établir collectivement et au consensus les thèmes de l’Université Populaire, de décider des intervenants et d’animer des soirées débats.

Prochaine Univ'Pop : Jeudi 17 juin à 20h30
ANNULÉ

Jeudi 17 juin

En raison d’un imprévu lié à l’épidémie de COVID-19, le débat prévu ce soir jeudi 17 juin, ne pourra malheureusement pas se tenir.
Nous le programmerons à l’occasion de la prochaine saison. Nous vous retrouverons donc à l’automne!

La liberté d'expression : un principe à l'épreuve des faits

Avec Ludivine Bantigny, historienne et enseignante à l’université de Rouen-Normandie

En présentiel, à la Maison du Citoyen et de la Vie Associative, salle 101

Jeudi 3 juin

La parole des discriminés autour de l'ouvrage "Race et sciences sociales"

Conférence autour de l'ouvrage "Race et sciences sociales"

Autour de l'ouvrage  Race et sciences sociales. Essai sur les usages publics d’une catégorie, avec les auteurs Stéphane Beaud et Gérard Noiriel.

L'Université Populaire a choisi de rendre compte des grandes questions qui traversent la société y compris de celles qui ont pris un tour passionnel, ce qui est le cas pour la liberté d'expression, thème dans lequel s'inscrit cette séance.

Il s'agit d'un sujet qui génère des débats touchant des domaines tels que celui des identités qui naissent au fil des mobilisations contre les violences racistes et celles faites aux femmes, ou celui  du  respect des croyances.

C'est dans un esprit de pluralisme démocratique que cette séance sera suivie d'une seconde : « Liberté d'expression : un principe à l'épreuve des faits » avec l'historienne Ludivine Bantigny, ainsi que sous réserve, le philosophe Jacques Rancière et l'anthropologue Alain Bertho.

Cette première séance s’attardera plus spécifiquement sur la prise de parole de celles et ceux tenus à l'écart de l’espace de la parole publique au motif de leur couleur de peau, de leur genre, de leur religion,... Nous avons retenu l'ouvrage de Stéphane Beaud et Gérard Noiriel, pour ce qu'il nous dit de celles et ceux discriminé.e.s par la « race » comme produit d’une construction sociale. Les deux auteurs reprochent notamment aux universitaires qui s'inscrivent dans le champ de recherche et de pensée post-colonial ou décolonial de privilégier la « race » comme facteur majeur de l'identité de chacun, alors que pour eux c'est la classe sociale qui en est le facteur déterminant.

Stéphane Beaud est professeur à Sciences Po Lille. Il est notamment l’auteur de : Affreux riches et méchants ? Un autre regard sur les Bleus. En collaboration avec Philippe Guimard 2014.

La France des Belhoumi : Portraits de famille (1977-2017), 2018. Retour sur la condition ouvrière : enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard, 1999.

Gérard Noiriel est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales EHESS. Il est notamment l’auteur de : Le Creuset français. Histoire de l'immigration (XIXe – XXe siècle), 1992. Immigration, antisémitisme et racisme  en France (19ème-20ème siècles), 2007.

Une histoire populaire de la France, 2018. Le venin dans la plume, Édouard Drumont, Éric Zemmour, et la part d'ombre de la République, 2019. Les gilets jaunes à la lumière de l'histoire, 2019.

Lundi 10 mai à 20h30

150 ans d'école républicaine: quels enjeux démocratique ?

avec : PASCAL DIARD, MEMBRE DU GFEN (Groupe Français d'éducation nouvelle)

Jean Macé, Edouard Vaillant, Jules Ferry, Romain Rolland, Jean Zay, Henri Wallon, Paul Langevin... les noms des établissements scolaires de notre ville invitent à parcourir l'Histoire de l'Ecole républicaine, depuis les écoles gratuites et laïques de la Commune de 1871 à aujourd'hui.

C'est ce que nous proposons, en présentant les transformations de l'école au cours de cette Histoire, qu'elles soient issues des réformes institutionnelles, du travail de celles et ceux qui font l'Ecole au quotidien, ou encore imposées par les rapports de forces sociaux.

Cette perspective historique servira, nous l'espérons, à saisir les enjeux d'aujourd'hui : éducation pour tous ou réservée à une élite ? formation à l'emploi ou à l'autonomie intellectuelle ? sélection sociale ou partage des savoirs ? objectifs d'émancipation ou culture du résultat ? comment "éduquer" à la responsabilité citoyenne ? etc.

Jeudi 1er avril

Non la commune n'est pas morte !

 

Avec Roger Martelli, historien et co-président des "amies et amis de la commune de Paris 1871"...,
et Quentin Deluermoz, historien et professeur d'histoire contemporaine à l'université de Paris.

Jeudi 1er avril à 20h30
Diffusion du débat en direct sur https://www.facebook.com/univpop

Il y a 150 ans surgissait la Commune de Paris. Cette histoire, longtemps refoulée de l'enseignement officiel, n'en finit pourtant pas d'être revisitée, et l'on voit régulièrement sa référence ressurgir à l'occasion de soulèvements populaires, dans le monde entier.

De cet événement d'une intensité rare, on a retenu quelques noms: Louise Michel, Eugène Pottier, Edouard Vaillant, Gustave Courbet, Jules Vallès, Eugène Varlin, Elisabeth Dmitrieff,...

Mais le 18 Mars 1871, c'est tout le peuple de Paris qui se soulève et qui, 72 jours durant, va se lancer "à l'assaut du ciel" pour reprendre les termes de Karl Marx. Derrière les barricades et le récit des affrontements, les femmes et hommes de la Commune vont élaborer un programme d'une rare ambition émancipatrice. Ils et elles vont aussi s'emparer des mots pour raconter leur destin au présent.

Cette discussion en compagnie de Roger Martelli, historien et co-président des "Amies et Amis de la Commune de Paris", et de Quentin Deluermoz, historien et enseignant à l'Université de Paris, sera l'occasion d'arpenter le foisonnement d'un événement susceptible d'être source d'inspiration pour notre présent.

Thèmes précédents

  • Conférence musicale - Musique : ou sont les femmes?
  • Le syndicalisme face aux transformations du travail avec Bernard Thibault
  • Nos ancêtres les migrants avec Gérard Noiriel
  • Bonheur au travail? fausse promesse avec Sylvaine Perragin
  • Histoire, actualité et avenir d'une santé de qualité pour tous avec Jean-Pierre Brovelli
  • Fontenay dans le métropole parisienne avec Simon Ronai
  • #Metoo, un an après avec Caroline De Haas
  • Rêver sous le capitalisme avec Anne Marchand et Annick Coupé
  • Karl Marx une introduction avec Georges Ortusi
  • Le cinéma à l'heure de Netflix
  • ...

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