
UNE RÉSERVE NATURELLE
L’extension de l’écoparc des Carrières concerne un talus boisé, dont la sécurisation et la gestion des essences invasives sont encore à l’œuvre. La mission principale est de restaurer l’écosystème en matière de faune et flore.
La ville a acquis un hectare de terrain en contre-bas du parc des Carrière. Il s’agit de la partie sud, située entre le chemin des Sources et l’actuel parc des Carrières. Pour le moment, l’objectif est de restaurer cet espace boisé. Après son acquisition, un important nettoyage a été nécessaire. Le terrain était privé et chargé de déchets de toutes sortes, aussi un entretien a-t-il été nécessaire. Des clôtures, comportant des passages pour les hérissons et des panneaux de communication sur l’aménagement du parc, ont été installées à l’été 2025 afin de sécuriser le talus au niveau du chemin des Sources.
DIVERSIFIER LE MILIEU
La vue sur Paris, depuis la passerelle des Carrières, a été dégagée. Les robiniers, considérés comme une essence invasive, ont été rabattus, afin d’obtenir davantage de lumière et de développer les ronciers, qui sont un milieu riche, protecteur et propice à la fructification. Les robiniers mâtures ont été annelés. L’annelage (appelé aussi annélation ou écorçage) consiste à détruire partiellement ou totalement l’écorce d’un arbre, que ce soit autour du tronc ou d’une branche, cela dans le but de l’affaiblir ou de provoquer sa mort.
« La gestion de la renouée du Japon, essence invasive, a commencé, indique Zachary Sauvageau, responsable du Patrimoine arboré au sein du service Jardins et Biodiversité. La renouée du Japon se caractérise par une pousse très rapide. Ses racines sont profondes et actives durant une cinquantaine d’années. L’on doit effectuer sept fauches à l’année pour en épuiser les ressources nutritives. De plus, il est important de ne pas laisser sur place les résidus de coupe, sinon la renouée se bouture elle-même. » M. Sauvageau souligne entre outre que la gestion des essences invasives est plus technique depuis l’application du zéro phyto, « car il faut trouver des solutions au cas par cas ».
Bien que la gestion du terrain soit assurée par des prestataires, la ville supervise et copilote au niveau technique. De même, le choix des essences est assuré par le service Jardins et Biodiversité. « Afin de limiter la prolifération de la renouée du Japon et d’éventuellement remplacer celle-ci dans la friche ouverte à l’est du site, nous souhaitons semer des plantes locales, lesquelles pousseront rapidement. » Quelques exemples de ces essences locales, plantées dès 2026 : aubépine (monogyne et à deux styles), prunellier, églantier, cornouiller sanguin, sureau noir, noisetier commun, merisier, framboisier, bouleau verruqueux…
Un suivi écologique sera mené avec un écologue et mis en place à compter du printemps pour une durée de trois ans. Mélanie Roger, responsable du service Jardins et Biodiversité : « Les petites actions auront de forts impacts. Il est par exemple important de laisser sur place le bois mort. Cela attire des insectes, qui à leur tour attirent des oiseaux, dont le plumage transporte des graines… C’est un cercle vertueux. »
Par ailleurs, la police municipale procède à plusieurs passages hebdomadaires sur le terrain pour vérifier qu’il n’y a ni vandalisme ni déchets. Le site restera un espace vert sauvage, pour le moment fermé au public.
