L’ACTIVITÉ PHYSIQUE COMME SUPPORT

Mars 2026

Fin janvier, à Paris, l’association fontenaysienne Phoenixea a participé au challenge Avirose, épreuve en équipe de 4 rameuses dont au moins 2 femmes qui ont été traitées pour un cancer du sein.

Le 31 janvier c’est dans une ambiance incroyable que l’équipe Phoenixea a participé au challenge Avirose, à l’occasion du championnat de France d’aviron en salle, à Paris. Soixante femmes ont arboré fièrement les couleurs de l’association, dont 40 Fontenaysiennes, créant des liens solides et une complicité unique. « Nos 15 équipes se sont battues avec cœur, se classant entre la 37eet la 123eplace sur les 166 équipes engagées. Nous n’oublions pas celles qui, à cause des effets secondaires des traitements ou de la maladie, n’ont pas pu nous rejoindre: Cécile, Laurence, Christel et Nathalie. Malgré leur assiduité aux entraînements et leur engagement. Nous rêvons déjà de les retrouver, toutes ensemble, pour la prochaine édition », souligne Gwenaëlle Landrieu, à l’origine de l’association Phoenixea dont elle est la présidente. Initié en 2018, le Challenge Avirose est une épreuve en équipe de 4 rameuses, un relais 4 x 500 m en aviron indoor, dont au moins 2 femmes qui ont été traitées pour un cancer du sein. L’épreuve est ouverte à toutes, pas uniquement aux femmes licenciées des clubs d’aviron et se déroule dans la bonne humeur avec un dress code rose de rigueur. Cette année la participation a battu un record. « 166 équipes relais de 4 personnes, dont 556 femmes et 28 équipes mixtes où des hommes sont venus soutenir les femmes touchées par le cancer, c’est vraiment la preuve de l'énergie et de la solidarité pour et par les patientes éprouvées par le cancer », insiste Mme Landrieu. Au-delà de la compétition, le challenge Avirose incarne l’esprit de Phoenixea : engagement social, solidarité et santé.

LUTTER CONTRE L’ISOLEMENT

La Fontenaysienne, kinésithérapeute depuis plus de 30 ans, s’est spécialisée dans l’accompagnement de patientes atteintes d’un cancer du sein. Elle les aide notamment à reprendre une activité physique adaptée (soin de support pendant les traitements) qui a des effets positifs, validés scientifiquement. « Les opérations et les traitements ont de nombreux effets secondaires. Ils provoquent des douleurs, des troubles associés, des états dépressifs. La pratique d’une activité physique adaptée peut réduire ces effets, diminuer la fatigue et permettre de se remettre plus facilement des traitements. Elle a aussi un effet anti-inflammatoire qui peut prévenir ou réduire les risques de récidive. Elle redonne de l’énergie et améliore le moral et la confiance en soi. C’est une spirale positive qui permet de retrouver sa place dans la société. » Particulièrement efficace en matière de renforcement musculaire, le rameur est une bonne discipline pour lutter contre la perte de la masse, de la force et de la fonction musculaires. « La moitié de mes patientes n’ont jamais fait d’activité physique, mais elles y parviennent grâce au concept de Jocelyne Rolland, Avirose. »

En 2024, Mme Landrieu et plusieurs de ses patientes, ont eu l’idée de monter un collectif dans le but de financer des abonnements sportifs en club ou en association pour des femmes précaires atteintes d’un cancer (pas uniquement du sein) ou guéries. En juillet de la même année l’association Phœnixea était née. Mais la pratique du sport a un coût. Les personnes en situation de précarité ne sont pas toujours en mesure de financer une activité sportive régulière. « Mais pour cela, nous avons besoin de soutiens, de donations et d’adhésions. » L’association anime aussi des ateliers dans les quartiers prioritaires de la ville. Phœnixea est ouverte à toutes dans un périmètre autour de Fontenay-sous-Bois.

[+] D’INFOS : www.phœnixea.fr
En décembre 2024 : nous avions consacré un portrait à Gwenaëlle Landrieu.