
AIR INTÉRIEUR : UN ENJEU DE SANTÉ PUBLIQUE
La ville met en place un dispositif de surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les crèches et les écoles en vue d’élaborer un plan d’actions d’ici fin 2026.
Le décret n°2022-1689 du 27 décembre 2022 modifie le code de l’environnement en matière de surveillance de la qualité de l’air intérieur et fixe les conditions de réalisation de cette surveillance dans certains établissements recevant du public (ERP) : les équipement d’accueil collectif d’enfants de moins de six ans (crèches, haltes-garderies) ; les établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du premier et du second degré (écoles maternelles, élémentaires, collèges et lycées d’enseignement général, technologique ou professionnel) ; les accueils de loisirs.
Le premier autodiagnostic et le premier plan d’actions doivent être réalisés au plus tard au 31 décembre 2026. Celio Jolly, inspecteur de salubrité au service communal d’Hygiène et Santé environnementale : « L’objectif est d’analyser les marges d’amélioration.Il ne s’agit pas d’une réglementation coercitive. » Conjointement porté par la direction des Bâtiments et de l’Énergie et le service communal d’Hygiène et Santé environnementale, le dispositif de surveillance compte quatre grands étapes : une évaluation annuelle des moyens d’aération, incluant notamment la mesure directe de monoxyde de carbone ; un autodiagnostic de la qualité de l’air, au moins tous les quatre ans ; une campagne de mesures des polluants réglementés ; un plan d’actions. L’évaluation annuelle des moyens d’aération, à savoir les ouvrants et les systèmes de ventilation, est en cours de réalisation au sein des crèches et des écoles. Dans le cadre de ladite évaluation, la mesure directe de monoxyde de carbone doit être effectuée chaque année dans un certain panel d’espaces de vie fréquentés par les enfants. Plus précisément, il s’agit de 195 salles dans les écoles (dortoirs, classes, réfectoires, salles de centre de loisirs) et de 35 salles dans les crèches. La campagne de mesures des polluants règlementés concerne : le formaldéhyde, le benzène et l’indice de confinement CO2. Travail devant être exécuté par un laboratoire agréé. Cependant, la campagne de mesures n’est pas systématique. Elle doit être réalisée en cas de travaux et en fonction d’un certain seuil défini par la réglementation. Ainsi, cette campagne sera menée à l’issue des travaux de l’extension de l’école Romain-Rolland, en juillet prochain. Paul N’Guyen, directeur des Bâtiments et de l’Énergie : « Après réalisation des premières étapes, nous avons jusqu’au 31 décembre 2026 pour déterminer un plan d’actions. Ce plan pourra inclure aussi bien des travaux que des actions de sensibilisation sur la qualité de l’air intérieur. »
PARTENARIAT AVEC UN LYCÉE
Afin de mettre en œuvre le dispositif, un projet commun est mené entre la commune et la filière Laboratoire Contrôle Qualité (LCQ) du lycée Liberté de Romainville. Pendant une semaine, du 9 au 13 février 2026, les élèves de Première de la filière LCQ se rendront dans les classes de toutes les écoles de Fontenay pour y effectuer les mesures règlementaires. Le résultat des données brutes sera délivré courant mars, à la suite de quoi pourra être élaboré le plan d’actions. « Nous sommes les seuls à avoir mis en place un tel partenariat, ajoute M. N’Guyen. Nous travaillons également avec la direction des Affaires éducatives et la direction de la Petite enfance. Cela représente en interne un important travail collaboratif. »
